Colère.
Quand les vents se déchaînent en tempêtes effrayantes 
Quand les vagues se soulèvent en montagnes d’écume 
Quand la terre s’ébroue en secousses tremblantes
Quand le feu se propage en des langues qui fument 
Quand tous les éléments expriment sa colère 
Quand se mettent à hurler les voix de la terre
Quand elle ne voit plus, peut être d’autre issue
Que de le déchirer tout cet affreux tissu
La toile que les hommes ont étendue sur elle
Qui la serre et la mine sans aucun souci d’elle
Qui pollue, empoisonne et épuise ses forces
Qui menace à présent de briser son écorce 
Ce cancer rampant qui chasse toute autre vie
Cette pullulation sans freins et cette gabegie
Elle si accueillante ne veut plus de ces hôtes 
Qui se comportent tous de façon aussi sotte.
Elle perd son sang froid, ses glaces aux pôles fondent
Je crains que ses volcans bientôt tous n’y répondent 
Que ses grands océans ne viennent dégueuler
Tous nos déchets affreux, qu’ils les posent à nos pieds.
Longtemps elle fut déesse pour les tous premiers hommes
À présent on l’abaisse au rang de toutes choses
Il est temps que comprennent ceux qui ne sont que gnomes 
Combien il est stupide qu’à elle on s’oppose.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com