La faiblesse d’aimer.
Quand je me désespère des vivants sur la terre
Quand je pleure après tous les morts de naguère 
Je cherche alors autour rien qu’un peu de lumière 
Pour réveiller l’espoir au milieu des prières, 
Je rêve tout d’abord des chaleurs de ton corps
Où je me réfugie quand tout hurle dehors.
Quand mille catastrophes s’abattent chaque jour
Quand je n’ai plus de strophes pour appeler l’amour
Je me demande alors où trouver du secours
C’est la même pensée qui me revient toujours,
Je rêve tout d’abord des chaleurs de ton corps
Où je me réfugie quand tout hurle dehors.
Quand le dernier ami me tournera le dos
Quand je ne trouverais plus à dire un mot
J’ouirai dans le silence encore cet appel
Pour mon seul réconfort, il n’y a rien de tel,
Je rêve tout d’abord des chaleurs de ton corps
Où je me réfugie quand tout hurle dehors.
Quand je serai trop vieux pour oublier la mort
Quand je n’aurai de Dieu pour accepter ce sort
Je songerai encore et encore à toi
Tu es celle que j’aime, que je veux sous mon toit
Je rêve tout d’abord des chaleurs de ton corps
Où je me réfugie quand tout hurle dehors.
Pierre-Jean BOUTET
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