L’enfer.
Tu n’aimes pas son goût amer
Ni ta colère lorsque tu perds 
On le devine rien qu’à ta tête 
Lorsque tu vis une défaite.
Tu en veux plus à toi même 
Au point qu’alors tu ne t’aimes
Tu te laisses prendre au jeu
Que soit ou non grand son enjeu.
Tu incrimines la malchance 
L’autre en a eu bien plus que toi
Ton amour propre est en balance
Et perdre te met en émoi.
Pourtant bientôt tu y retournes 
En te disant que cette fois
La roue comme on le sait tourne
Ce sera bien enfin pour toi.
Les yeux brillants tu te relances
Tu joues à fond jusqu’au va-tout 
Mais tu reçois un coup de lance
Au fond du cœur quand tu perds tout.
Tu pestes envers les dieux, les hommes
Il ne te reste rien en poche
Pas même une petite somme 
La vie tu dis combien c’est moche.
Pourtant demain tu chercheras
Comment tu pourras te refaire
En oubliant ce que tu perds 
Tu reviendras dans cet enfer.
Pierre-Jean BOUTET
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