Pour solde de tout compte.

 

J’ai plus jeune bien sûr fait mille et une frasques

Le temps les balaya tant ses vents sont fantasques

J’ai au cours de ma vie commis bien des erreurs

Le temps ne les efface en dépit de mes pleurs.

 

Toutes les cicatrices qui labourent mon cœur 

Font une mosaïque, le portrait de mes peurs

Toutes les veines lourdes qui sillonnent mon corps

Sont comme un labyrinthe dont jamais je ne sors.

 

Visibles et invisibles sont ces traces laissées 

La vie est irascible, je dois le confesser

Elle marque au fer rouge pas seulement la chair

Mais l’âme trop inquiète qui redoute l’enfer.

 

De tout ce qu’on a fait on doit rendre des comptes

Si ce n’est a autrui, à soi au bout du compte

Aucune rédemption quoi que l’on vous raconte

Si ce n’est avec soi qu’on solde tous les comptes.

 

Pierre-Jean BOUTET

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