Un jour de carnaval...
Une journée par an pour parler de la femme
Certes c’est mieux que rien mais quand même insane
N’est-ce pas tous les jours qu’il faut prendre conscience
Que tant de femmes sont en état de souffrance ?
Des siècles d’habitudes si longues à effacer
Il ne s’agit d’amour mais bien d’égalité 
Car si j’aime mon chien, je n’ai pourtant l’idée 
D’en faire mon égal, ce n’est pas le projet.
Sortir de ces schémas ces idées toutes faites
Qu’il y a certaines taches pour lesquelles elles sont faites
Qu’elles ne pourraient pas faire tout ce que nous faisons 
Car en dehors du sexe, il n’y a pas de raisons.
J’aime faire la cuisine et de bons petits plats
Elle aime bricoler, elle s’amuse à ça 
Je recouds mes chemises comme mes pantalons
Elle part en montagne et gravit bien des monts.
Elle lave, je repasse, tous deux faisons les courses
Elle est prof, moi véto, avons chacun sa bourse
Alors qu’elle jardine, moi je tonds la pelouse
Et pendant qu’elle lit, des poésies je trousse. 
Elle aime la solitude, le travail en solo
Quand moi j’en ai horreur, me faut du populo
Elle n’est que patience aussi ténacité 
Quand moi j’expédie vite, il me faut avancer.
Avec les enfants elle a du savoir faire
Je n’ai pas j’en conviens d’aussi bonnes manières 
Sur ce plan c’est bien sûr qu’elle marque des points
Quand dans d’autres domaines elle en gagnera moins.
Nous apprécions chez l’autre toutes ces différences 
Sans tirer conclusion de notre importance
La vie nous a montré qu’on avait bien besoin
Lorsque l’un des deux flanche, c’est l’autre qui prends soin.
Chacun doit pouvoir faire d’abord ce qui lui plaît
Et sans devoir répondre à des taches imposées 
La femme avec l’homme est bien complémentaire 
Le respect réciproque est d’autant salutaire.
Je rêve d’une année toute d’égalité 
D’un jour de carnaval pour aussi s’en moquer
Ce jour serait offert tous les anciens poncifs
Pour mieux en souligner qu’ils étaient sans motif.
Pierre-Jean BOUTET
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