Tomber de haut.
Mon âme qui s’égare parfois aussi s’exalte
Dans ce cas pas question de faire une halte
Elle ignore les freins, comme ce qui l’accable
De suivre son chemin, serais-je alors coupable ?
Elle ne veut de repos, elle aspire à l’éther 
Mais là-haut l’air est rare et souvent l’on s’y perd
On y perd tous ces mots qui paraissaient si clairs
Oh qu’il n’est pas facile d’embrasser l’univers !
Lors tous mes vers sublimes ont sombré dans l’abîme 
Plus tu t’es élevé plus dure sera la chute
Alors ainsi rêver parfois ça me rebute
Et pour ne pas sombrer au réel je m’arrime.
Vivre dans une bulle ça n’est pas si léger 
Quand elle s’évapore on se trouve en danger
Car le monde réel lui n’a en rien changé 
Il réclame son dû quand on l’a dérangé.
N’en voulez à mes vers lorsqu’ils sont terre à terre
J’ai du tomber de haut c’est la faute à Voltaire
Non plus très au sérieux ne prenez tous les mots
Si je suis si naïf c’est la faute à Rousseau.
Pierre-Jean BOUTET
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