Nos traces éphémères.
Si vous aviez des doutes sur vos traces éphémères
Allez sur Facebook ou quelque autre réseau 
Vous y vivrez quelque temps je l’espère 
Des marques d’amitiés ou même des bravos.
Ne tentez pas le diable restez y cramponnés 
Car dès que vous cédez, vous y disparaissez 
Cessez même un jour, ou moins de publier
Le trou que vous laissez est aussitôt comblé.
Ce ne sont après tout que des lieux d’expression
Certains peuvent aussi dire des lieux de perdition
Si vous n’y avez pas une forte addiction
Personne n’y verra votre disparition.
J’y ai comme tant d’autres semé mes poésies
Par centaines ou milliers selon ma fantaisie
Tous ces mots sont dissous dans la mer des propos
Sans qu’il y ait pour aucun le moindre quiproquo.
Rien n’est fait pour durer encore moins le verbiage
Auquel on est conduit dans ce grand marécage 
La chose a au moins pour ça un avantage
De ne pas imposer un arrêt sur image.
Une idée aujourd’hui et une autre demain
Qui donc remarquera si change le refrain
N’est ce la après tout de nous tous le destin
Rouler comme cailloux sur le commun chemin.
Pierre-Jean BOUTET
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