Trop tard.
Comme vient la rosée au petit matin blême 
En perles déposées sur le moindre brin d’herbe
Tu venais enrichir du plus beau de tes verbes
Mes poèmes écrits pour dire que je t’aime
Comme le papillon fait sur le chrysanthème 
Sa danse affolée pour pomper son nectar
Tu savais me montrer ton plus bel avatar
Pour porter la lumière au cœur de mes poèmes.
Mais hélas tu n’es plus qu’une ombre sur la pierre
Toi qui fus dans ma vie ce rayon de soleil
Voilà que tu n’es plus, en dépit des prières
Que je fais chaque nuit dans ces très longues veilles
Plus jamais je ne rêve, mais d’affreux cauchemars
Je crois que pour l’amour, il est pour moi bien tard.
Pierre-Jean BOUTET
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