Le rayon vert.
A l’heure où souvent les fauves viennent boire
Quand vient le crépuscule annonciateur du soir
Je m’en irai monter là-haut sur la colline
Pour observer enfin celui que j’imagine
Sachez que mes pensées seront toujours enclines
À percevoir des choses que d’autres assassinent
Point n’est besoin d’avoir de fortes certitudes
Point n’est besoin de vivre avec ses habitudes
Moi je préfère jouer avec ces interludes
Avec ces attentes qui en sont le prélude 
Je me poste souvent chaque fois que je peux
Sur un rocher bien plat ou je m’installe au mieux
A l’heure où beaucoup qu’ils soient jeunes ou vieux
S’installent confortables dans leur petit chez eux
Je goûte ce moment où s’assombrit le ciel
Où flamboient les nuages sous un dernier soleil
Je savoure l’instant pour en faire mon miel
Pour guetter ce miracle en rien artificiel
J’aimerai tant surprendre afin de mieux le voir
Le rayon vert mythique, ça reste mon espoir.
 
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com