Mon p’tit coin de cambrousse.
Oh mon pays, mon p’tit coin de cambrousse
Tu es plus que tout ça, que l’odeur de la mousse
Que le chant des cigales, les effluves du thym
Que ces roches si pâles et les forêts de pins
Plus que mille broussailles, les griffes des ajoncs 
Les asperges sauvages et les secrets vallons
Le saut des écureuils, dans l’air le cri des pies
Que l’ombre des platanes, que la peur des aspics.
Tu es le seul gardien des souvenirs d’enfance
Ce temps que je bénis où je gardais confiance
Toi qui m’as tout donné, à qui souvent je pense
Ce cher jardin secret, ce petit coin de France.
Oh mon pays, si le temps se rebrousse
J’aimerai que tu viennes encore à ma rescousse
Redonne moi donc ça, cette belle insouciance
Cette joie toute simple, celle de mon enfance,
Celle qui fut baignée par le chant des cigales
La cueillette acharnée des asperges sauvages
Les jeux qui rassemblaient les enfants de tous âges 
J’en ai beaux souvenirs de nos folles cavales.
Synonyme d’amour, synonyme d’espoir
Mon coeur battait alors en ignorant le noir
Les seules ombres étaient alors celles du soir
A toi mon cher pays je dois dire au-revoir.
Pierre-Jean BOUTET
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