Orbites
(Essai d’Ouroboros no 3)
Notre terre dans le vide tourne c’est sans appel
Et les années se comptent depuis ça à la pelle.
Qui de nous s’en étonne quand moi je m’émerveille
De le voir chaque jour se lever le soleil ?
Lorsque l’aube renaît après la nuit de veille 
Pour une autre journée à nulle autre pareille
Lorsque la vie repart comme ragaillardie
Qu’on se sent le matin encore plus hardi
Les semaines se suivent de lundi en lundi
On remercie la vie, du moins moi je le dis.
On traverse des passes où des jours plutôt sombres
Mais de petites joies on n’en compte le nombre
La mémoire du pire rarement nous encombre
On aime le soleil bien plus que les ombres.
Les jours les mois se suivent et aussi les années 
Où bien sûr on vieillit mais quand un enfant naît 
On retient cette date où la vie a donné 
Des raisons de lutter et de n’abandonner.
Notre planète bleue tournera bien encore
On n’en connaît pas bien quel sera le décor 
Y aura-t-il des hommes pour regarder dehors
La lune qui se lève quand le soleil s’endort ?
S’il est au monde un cycle qui semble éternel
C’est bien je crois l’orbite des astres dans le ciel.
 
Pierre-Jean BOUTET
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