Deuxième chance.
Le bleu du ciel un souvenir
Quant à l’azur, une légende 
Juste un rêve qui fait souffrir
Ceux qui encore l’appréhende.
Un océan plein de poissons
De coraux, d’algues, un horizon
Là où flottent tous ces poisons
Déchets plastiques à profusion,
Des forêts hautes et si denses
Recouvrant à perte de vue
Mille montagnes immenses 
Là où sont mortes étendues,
Des villes où des millions de vies
S’entrecroisaient dans leurs envies
Offrant travail et distractions
Devenues ruines et pollutions,
De grandes routes sillonnées 
De véhicules tous pressés 
À présent rubans inutiles
Carcasses rouillées et immobiles,
De ces milliards d’individus
Qui n’ont fait ce qu’ils auraient dû 
Reste poignées de survivants
Terrés dans des gouffres béants,
Tous ces humains jadis au top
Vivent ici comme des taupes
Dans mille et une galeries
Bien loin de l’air et à l’abri.
La terre mère a repris
Tous ses enfants, ses malappris 
Deuxième chance, vont-ils comprendre 
Qu’ils doivent apprendre plutôt que prendre ?
Pierre-Jean BOUTET