On voudrait tant y croire.
On voudrait tant y croire, c’est un petit peu vrai
Qu’on a beaucoup de chance, si ce n’est pas parfait
En beau pays de France , d’y être et d’y vivre 
Tant c’est une autre histoire, ailleurs d’être aussi libre.
On en veut tant alors à qui veut la révolte 
Qui sème la tempête souvent trop la récolte 
Ce rêve que l’on a d’un monde bien tranquille
Quand soi même on a tout, combien il est facile.
Ça craque de partout mais on n’est pas touché 
Ou du moins pas encore, pourquoi donc s’inquiéter 
Moi j’ai la belle vie dans mon petit jardin
Qu’ils fassent comme moi ces bandes de crétins.
Ils s’en prennent à des gens qui souffrent comme eux 
Sans voir que leur colère fait bien des malheureux
Car les vrais responsables bien à l’abri sont eux
Ils sont inaccessibles à tous ces envieux.
L’expérience est connue menée avec des rats
Contraints à la famine au sein d’un labyrinthe 
Ils se battront entre eux en de mortelles étreintes 
Et le rat survivant lui se mutilera.
Nous sommes tous des rats coincés dans un système 
Par de sombres exploiteurs qui grossissent sans cesse
À l’abri de nos peurs, à l’abri de nos haines
Ils n’ont eux de soucis que protéger leurs fesses.
Ils ont tout verrouillé pour qu’on n’en sorte pas
Ils ont à leur profit, fait les traités, les lois
Ils ont pris les pays, leurs peuples en otage
Pouvant par leur argent leur faire du chantage.
Les hommes sont ainsi que tout argent attrape 
Ils cèdent devant lui, idéaux à la trappe
Dans la peur de déchoir, de ne plus rien avoir
Ils oublient leurs déboires, si l’argent vient à choir.
La ficelle est usée, elle ne suffit plus
Car beaucoup ont compris où cela les conduit
D’être manipulés, ça ils n’en veulent plus
Mais pour que cela change, comment est-ce qu’on construit ?9
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com