La météo des cœurs.
Un fin rideau de pluie voile à présent mon âme 
Sans pourtant qu’à mes yeux, je n’essuie une larme
J’ai cessé de pleurer depuis longtemps hélas 
Mais me pleut en dedans un chagrin qui ne passe.
Quand tout était soleil, que j’avais chaud au coeur
Quand tout était merveille, quand tout était bonheur
Je n’avais en dedans que vagues de chaleur
Tout était clair en moi quand je cueillais ta fleur.
Combien elle est curieuse la météo des cœurs
Quand l’air est tout chargé de triste nostalgie
Ou lorsque les orages réveillent les ardeurs
Qui sommeillaient encore au creux de nos envies.
Combien les choses changent en fonction de ces temps
Que la vie vient jeter sur nos quelques printemps
Que l’on soit jeune ou vieux, ou amour ou tendresse
La météo des cœurs connaît bien notre adresse.
Nos cœurs comme nos âmes vibrent à l’unisson
De ces temps de l’amour, sombres ou polissons
Sur nos visages lisses, si rien ne transparaît 
En dedans nos tourments ne connaissent d’arrêt.
Pierre-Jean BOUTET
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