Seule en lice.
Tous les jardins d’éden ne sauraient tant me plaire
Que ces champs veloutés au bord de ton haleine
Que ces replis nacrés au creux des chaudes plaines
Qui m’invitent si tendres à ancrer mon araire.
Tous les chants des sirènes ne sauraient m’attirer
Autant que ces doux râles dans ta gorge arquée 
Autant que ces doux sons venus du fond des âges 
Qui m’invitent ardents à me montrer moins sage.
Pas plus ne céderait des déserts aux mirages
Tant elles sont réelles au bord de ton corsage
Ces dunes dans lesquelles je veux bien qu’on m’ensable
Jusqu’à perdre mon souffle, tant ces dunes m’endiablent.
Point n’ai désir de voir d’autres lieux de délice 
Tant j’aimerai toujours boire à ton seul calice
A me perdre avec toi au bord de précipices 
Qui ouvrent enchanteurs, sur des feux d’artifice.
Car tu es mon éden et ma jolie sirène 
Tu n’es point un mirage mais savoureux délice 
Tu es chère à mon coeur et la seule que j’aime
Il n’y aura jamais d’autre que toi en lice.
Pierre-Jean BOUTET
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