Passer le Rubicon.
N’ai peur ce n’est qu’un mort, qui ainsi te menace
Ne craint pas ses dehors, il n’est pas si tenace
Les barbelés qu’il tient pour réfréner la vie
Ne doivent être des liens pour brider tes envies.
Qui a donc pu dresser une telle barrière 
Qui nargue le passant alors qu’on voit derrière
S’élever de grandes ombres, sont-ce là ce qu’elle garde
Ou sont-ce là des vies qui déjà te regarde ?
C’est toujours un mystère, dois-tu faire ce pas
Franchir ce Rubicon, sans savoir ce qu’il y a
Au delà des limites qu’on a pu t’opposer
T’en aller voir derrière, quand sauras-tu l’oser ?
Qui n’en a pas croisé de ces fils qui le gênent
Qui n’en a enjambé alors qu’il se promène 
Il en est cependant qui marquent aussi les bornes
Celles au delà desquelles, on aperçoit des cornes.
Pierre-Jean BOUTET