Turbulences.
J’ai vu dans la campagne éblouie de soleil
Une ombre solitaire courir sur fond de miel
Vers un oiseau posé sur un fil de soie noire
Était-ce une chasse ou bien une autre histoire ?
Les montagnes au loin estompées de nuages
Dominent un grand feu de lave incandescente
Un coucher de soleil ou un volcan trop sage
Était-ce sous mes yeux un étonnant mirage ?
Est-ce une mare d’eau qui frôle et cajole
Une flaque de feu qui elle se gondole
Est-ce le vent qui souffle dans le ciel tout strié 
Comme si par des vols, il se trouvait griffé ?
Quelques roseaux tranquilles agitent leurs têtes sombres
Des taches dispersées éclaboussures d’ombres
Les quatre éléments dans le tableau s’affrontent
Mais vie s’y complaît et la scène le montre.
Pierre-Jean BOUTET
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