Pour seul lien.
Ils sont là sur le sable tous les deux sont posés 
La scène n’a de date, ni de lieu indiqué 
Elle est intemporelle, elle est sans simagrée 
Et si elle est surprise, elle n’est pas jouée.
L’homme et le dromadaire y semblent s’y parler
Ou peut être se taire car leurs yeux sont plissés 
Aucun d’eux ne domine dans leur complicité 
C’est l’homme qui paraît même à l’autre murmurer.
Pourtant je vois la corde que l’homme a au poignet
Est-ce au cou de la bête qu’elle est accrochée ?
Et si elle tourne la tête est-ce sa volonté 
Ou le geste de l’homme qui vient l’y inviter ?
On ne lit pas de crainte dans son air apaisé
Le cavalier lui même lui envoie un baiser
Dans ce dépouillement il n’y a point de chiqué 
Juste l’homme et la bête par un pacte liés.
Encore un pas peut être vers plus de liberté 
J’aimerai l’animal sans rien pour le brider.
J’aimerai pour seul lien entre le monde et nous
Qu’un immense respect comme entre elle et vous.
Pierre-Jean BOUTET
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