Mon point cardinal
Les jours s’envolent ils vont si vite 
Les nuits s’estompent que tu n’habites
S’il n’y avait toi comme point fixe
Toi dont je ne suis qu’un suffixe
S’il n’y avait toi pour retenir
L’instant bonheur qui veut s’enfuir
De sous mon toit où il fleurit
Grâce à toi ma douce amie.
Je ne serai que plume au vent
Un jour ici, un jour devant
Un souffle à peine au dessus
D’une vie, vois, sans retenue.
Je ne serai que ce passant 
Un moins que rien au demeurant
Une pensée est-ce important
Si le cœur lui demeure absent ?
Les jours s’envolent bien aussi vite
Peu importe tu ne me quittes
Tu es mon seul point cardinal 
Je veux rester ton seul féal.
Pierre-Jean BOUTET
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