Tout ce qu’on ne dévoile.
Dans la brume qui monte de la vallée le soir
Que s’y cache-t-il donc que je ne puis le voir
Derrière chaque voile y-a-t-il un mystère 
Je ne vois plus d’étoiles pour éclairer la terre.
Quand au loin très au loin mon regard se porte
J’ai comme une impression que liberté me porte
Quand ma vue se limite à la pointe du nez
Je me sens tout à coup comme un peu prisonnier.
Pourtant il est des voiles qui demeurent invisibles
Ils sont dans nos mémoires et nos pensées intimes
Posés sur des secrets que l’on croit si terribles
Qu’on ne peut évoquer qui néanmoins nous minent.
Dans l’écharpe qui noie les confins et les monts
Je puis imaginer d’autres lieux, d’autres noms
Sous l’étoffe jetée sur de vieilles blessures
Grouillent mille démons privés d’une ouverture.
Nuées, brumes et brouillards vous serez balayés 
Sous les vents à venir point vous n’existerez
Souvenirs douloureux hélas vous resterez
Tenus à double tour et cela à jamais.
Pierre-Jean BOUTET
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