Pauvre Brésil.
Si j’étais comme eux sans espoirs pour demain
Si j’avais comme eux, eu si peur ou bien faim
Si j’étais comme eux prisonnier du destin
Ferais-je comme eux de la haine un festin ?
Si je n’avais comme eux que peu d’éducation
Si j’étais comme eux victime des larrons 
Si je voyais comme eux autour de moi des riches
Serais-je comme eux, la proie de ceux qui trichent ?
Si l’on m’avait promis des lendemains meilleurs
Si je voyais comme eux tant trahi l’électeur 
Par tous les corrompus et tous les corrupteurs
Serais-je comme eux la proie des dictateurs ?
J’entends la voix des peuples, des peuples égarés 
Par trop de tromperies et de fausses nouvelles
Par trop de trahisons, de sources de querelles
Prêts à suivre alors n’importe quel berger.
Celui qui prétendra agir pour eux et pour eux seuls
Qui leur désignera la source des malheurs
Qui saura faire croire qu’il sera leur sauveur
Pour avoir le pouvoir et semer le malheur.
Derrière lui se cachent les mêmes corrupteurs
Ces intérêts qui savent changer la marionnette
Quand le peuple se lasse de voir les mêmes têtes 
Sur la scène ils placent alors d’autres acteurs.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com