Mes rêves éveillés 
S’enfoncer, sans vergogne, dans un bon gros fauteuil
Et puis fermer les yeux et chasser son orgueil
Ouvrir grand ses oreilles sur son moi intérieur 
Abandonner ce monde pour s’en aller ailleurs.
Se sentir ces moments comme en apesanteur
Libéré de ces poids sur le corps et le cœur 
Aspirer à danser sur un tapis volant
S’élever dans les airs comme un cerf-volant.
Imaginer alors un monde différent 
Un monde merveilleux tel que voudrait l’enfant
Celui qui sommeillait dans notre âme de grand
Celui qui voudrait bien que s’arrête le temps.
Qui voudrait que les hommes se tiennent par la main
Que les jours les plus beaux soient tous les lendemains
Que la terre redevienne ce beau jardin d’Eden
Où ne règne qu’amour sans violences et sans haine.
Moi je fais de ces rêves au creux du grand fauteuil
Les dire en poèmes, j’avoue j’ai cet orgueil
Je sais que en riront, ceux qui se disent grands
Mais moi je ne m’adresse qu’à leur cœur d’enfant.
Pierre-Jean BOUTET
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