Vestiges.
Je vis dans un pays de montagnes et forêts 
Où la nature existe ou encore à peu près 
Où l’on peut voir toujours des spectacles authentiques
De ceux que l’on raconte dans les livres magiques.
Lorsqu’on parle de biches, qu’on évoque des cerfs
Remontent en mémoire ces scènes que l’on sert
Dans les contes de fées ou les films enchantés 
Où des cerfs formidables ont tous leurs bois dressés.
Hier soir j’ai eu la chance de pouvoir observer
De forts rassemblement de ces beaux cervidés 
La période du brame où les bêtes excitées 
Se retrouvent pour produire tous les faons de l’année.
Admirer donc ces biches aux pelages variés 
L’arrière train si clair leur dessine un coeur
Elles évoluent tranquilles, tempérament joueur
Sous les yeux d’un grand mâle qui demeure aux aguets.
S’y mêlent bien parfois quelques audacieux daguets 
Bien trop jeunes encore pour prétendre affronter
Entrecroiser leurs cors avec ceux plus âgés 
Ils sont là pour apprendre aussi à patienter.
La grâce de ces bêtes est celle du sauvage
Qui habite encore forêts et pâturages 
Comme un rappel des beaux jours d’autrefois
Que l’homme a oublié, désormais il ne croit 
A la mère nature dont il renie les lois
Ne restent que vestiges, des magies qu’on lui doit.
Pierre-Jean BOUTET
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