Enfoncer des coins.
Je me souviens d’un temps où je m’interrogeais
Quel sera l’avenir, quelle place j’y aurai
J’avais la conviction, que mieux que mes aînés 
Je saurai faire du monde une place apaisée,
Je ne répéterai pas leurs erreurs stupides
Se lancer dans des guerres souvent si fratricides
Laisser trop prospérer les inégalités 
Et voir les maladies, la faim, la pauvreté.
J’ai compris un peu tard que c’était eux d’abord
Les aînés imprégnés de vieilles lunes encore
Qui avait ce pouvoir d’enfin changer les choses
Hélas ils se battaient, mais pour de sales causes.
Étaient-ils si naïfs pour ignorer ainsi
La règle élémentaire, le simple théorème 
Qu’il n’y a d’infini dans un monde fini 
Ces élites d’alors qui se pensaient la crème ?
Entrainé j’ai été dans ces rêves si vains
Je ne voyais hélas en ces temps pas très loin
À présent il me reste en modeste écrivain 
Dans ces buts illusoires, d’y enfoncer des coins.
Ce n’est plus ma mémoire qu’à présent j’interroge
Mais où nous conduiront ces pouvoirs qu’on s’arroge
J’ai pourtant cet espoir que mieux que leurs aînés 
Nos enfants trouveront des voies pour se sauver.
Pierre-Jean BOUTET
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