Oiseleur.
Cela ne fait qu’un jour que tu as quitté le nid
Déjà je sens sur moi planer ces temps maudits
Ceux qui font tu le sais, que de toi je m’ennuie
Dès lors que tu es loin, tu reviens que lundi.
C’est comme une feuille qu’on aurait déchiré 
Ou comme un livre ouvert auquel manque une page
Je me sens incomplet, je ne suis qu’un message
Dont seuls les premiers mots, on pourrait déchiffrer.
Ressens-tu, toi aussi, ce sentiment de manque
Alors que tu promènes tout au long des calanques ?
Entends-tu, cette envie, qui me prend de t’avoir
Plus proche, à mes côtés, triste est sans toi le soir.
Je t’envoies quelques mots, quelques pauvres textos
C’est comme si de loin j’agitais mon drapeau
Pour te dire reviens, très vite je t’en prie 
Je me morfonds sans toi, reviens vite et souris.
Tu n’es ma prisonnière, je ne te veux en cage
Je t’aime libre et fière, mais je suis fou de toi
Tu n’es pas je le sais qu’un oiseau de passage
Tu aimes aussi vivre, ailleurs que sous mon toit.
Je t’attends, je t’espère, rejoins ton oiseleur
Tu es comme tu es, si chère à mon coeur
Voyage si cela doit faire ton bonheur
Car lorsque tu reviens j’ai de toi le meilleur.
Pierre-Jean BOUTET
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