Les courbes voilées.
Où sont donc les volants de ces robes légères 
Où passées ces dentelles qui nous faisaient rêver ?
Qu’on soit jeune ou vieux on fait cette prière
Qu’y a-t-il donc dessous qu’on les veut soulever.
Il n’y a rien de plus beau que ce qui est caché 
Rien de plus désirable quand c’est imaginé 
Qu’ils étaient délectables à peine entrevus
Que ces éclats de chair, ces éclairs de peau nue !
Loin de moi cette idée de plaider pour l’extrême 
Pour ces carcans d’étoffe où l’on veut enfermer
Les corps tabous des femmes privées de liberté 
L’habit ne fait rêver, il n’est en rien le même.
Le bijou on le sait mérite bel écrin
Et dans un beau flacon on trouve le bon vin
L’emballage est l’hommage qu’on doit au contenu
Comme le bel habit épouse le corps nu.
Laissez donc libre cours à ce qu’on imagine
Laissez à désirer un peu ce qu’on devine
Rendez grâce à ces courbes toutes emplies de promesses
Qui parfois sont tenues, quand les tenues s’affaissent.
Pierre-Jean BOUTET
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