Les bouquets sont fanés.
Les bouquets sont fanés des fleurs de ma jeunesse
Et les espoirs flétris des élans de jadis
Car bien que je sois vieux et bien que ma vue baisse
Je vois trop dépérir notre beau paradis.
Je sais l’on me dira que le passé fut sombre
Entaché par les guerres, les maladies sans nombre
Mais cela ne frappait qu’au cœur de nos misères 
Et jamais de tout ça ne souffrit notre terre.
Les champs refleurissaient, les forêts repoussaient
Les oiseaux y chantaient, les abeilles bourdonnaient
La vie reprenait droit et effaçait les traces
De ces erreurs des hommes et de tous leurs désastres.
À présent les poisons ont tout contaminé 
Les hommes sont cancers et ont proliféré 
Ils font de cette terre un monde déréglé 
Tant ils se trouvent eux mêmes, vraiment déboussolés.
Renaîtront-elles un jour les fleurs de ma jeunesse
Et les espoirs nourris dans les temps d’autrefois ?
Car bien que je sois vieux et bien que je m’affaisse
Je veux pour l’avenir garder un peu de foi.
Pierre-Jean BOUTET
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