Changements de décors.
Nous sommes ces enfants que seuls les temps ont fait
Avec hélas pour tous, pas les mêmes effets
Quand quelques uns reçoivent les beaux cadeaux des fées 
Beaucoup d’autres en encaissent de malheureux méfaits.
Ils ne doivent cela en rien à leurs mérites 
Mais bien plus, c’est acquis, à ce dont ils héritent 
S’ils sont nés du hasard chacun sait que leur sort
Dépend à leur naissance de ce qu’est leur décor.
Si autour sont des huttes et des terres arides
Si l’on gratte les sols, si les ventres sont vides
Ce sera la misère leur fidèle compagne
Et pour seul vêtement un sari ou un pagne.
Mais s’ils sont entourés de murs bien plus solides
Et d’objets par milliers dont ils seront avides
Ce sera le confort sans fournir trop d’efforts
Et une éducation qui les fera plus forts.
Les premiers qui n’ont rien aspirent aussi à vivre
C’est pour ça qu’ils se battent et pour être plus libres
Ils voient sur les écrans des vies qui font leur rêves 
Et ils n’ont d’autre choix, que essaie, ou bien crève !
Les seconds qui déjà se battent tous entre eux
Pour avoir davantage et accéder à mieux
Voient ces hordes barbares se diriger vers eux
Et craignent plus que tout leurs regards envieux.
Et quand tous ces enfants, sont devenus des hommes
Les uns tiennent pour acquis ce que le sort leur donne
D’autres veulent se battre, pour corriger la donne
Qui a tort ou raison ? De réponse je ne donne.
Pierre-Jean BOUTET
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