Crépuscule.
Si j’ai avec Ronsard, appris combien la rose
Est belle et fragile même si on l’arrose
Comme avec Mirabeau j’ai compris que le temps
Coule comme la Seine et charrie nos printemps,
Je vois un monde où l’Art devient très ordinaire
Comme s’il intégrait que nous sommes éphémères 
Je vois le crépuscule qui envahit notre époque 
Combien sont minuscules, tous nos projets en toc.
Si j’ai avec Vinci compris la Renaissance
Combien alors l’Europe pouvait en être fière 
Comme avec Diderot j’eu accès aux lumières 
Qui éclairaient alors les sciences et les consciences
Je vois un monde où tout tourne à la décadence 
Comme s’il était tout soudain pris par quelque démence 
Je vois pleurer Cassandre devant tous les rois sourds
Qui ne veulent comprendre ses appels au secours.
Si j’ai avec Pascal compris l’apport des sciences 
Avec Camus saisi liberté de conscience
Avec Jules Ferry aimé l’éducation 
Qui ouvre mieux que tout les portes des prisons
Je vois un monde crouler sous la pire ignorance
Comme s’il se trouvait en pleine déshérence 
Des peuples s’affronter pour les pires raisons
Les peuples tous séduits par même déraison.
Pierre-Jean BOUTET
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