Le doux de sa caresse.
Me perdre à jamais sur un rayon de lune
Oublier mes pensées, n’en emporter aucune
Me fondre dans l’azur, estompé par la brume
Que personne surtout ne vienne et m’en exhume.
Est-ce encore vivre que sortir de ce monde
Pour échapper un peu à ce qu’il a d’immonde
Faut-il alors mourir, si l’on n’a plus d’espoir 
Et quitter cette vie, si on ne peut y croire ?
Non j’aime trop la vie pour céder aux sirènes 
Qui chantent l’illusion au creux de mon oreille
Partir dans un néant où je sais qu’elles m’emmènent 
C’est renoncer à tout, faut que je me réveille.
Je boirai de la vie la dernière goutte
Faites donc que quiconque ne m’en dégoûte 
Je n’ai pas d’autre choix, à une on a droit
Se souvenir toujours de ce que on lui doit.
Tant qu’elle me sourit et qu’elle est supportable
Tant qu’elle met du bonheur un peu dessus ma table
Je remercie le sort qui l’a faite acceptable
Et de n’en profiter, je serai bien coupable.
Le soleil brille encore au dessus de ma porte
Des joies et des plaisirs encore elle m’apporte
Je vois autour de moi pourtant tant de tristesses
Que cela gâte un peu, le doux de sa caresse.
Pierre-Jean BOUTET
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