Caravane
La ligne à l’horizon danse sous la chaleur
Et le sable s’écoule sous les pas des chameaux
Le ciel est bleu azur, y a-t-il d’autre couleur
Dans ce désert de dunes qui dessèche les os ?
L’allure est si lente que les ombres se fondent
Étirées sur le sol comme des géants sombres 
La sueur sur l’étoffe en auréoles rondes 
Imprègne les chèches des chameliers en nombre.
Les bats bien trop chargés ballotent sur l’échine 
Des bêtes harnachées que la fatigue mine
Bientôt la caravane devra faire une pause
Pour la halte prévue au lieu qu’un oued arrose.
Sous le ciel étoilée la fraîcheur de la nuit
Sera réparatrice pour les hommes et les bêtes 
Des feux sont allumés et on entend le bruit
Des ouds qui jouent comme des airs de fêtes.
Une vie de bédouins, nomades du désert 
Qui bientôt disparaît sous l’effet du progrès 
Leurs modes de transport n’existent plus guère 
Cette caravane fait partie du passé.
Pierre-Jean BOUTET
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