Le vide de l’absent
Ce n’est plus désormais à demain que tu penses
Mais à qui pourrait rompre tout ce silence
Qui saurait être là pour te tenir la main
Pour dire encore ces mots qui te font tant de bien
Mon petit canari, ma si gentille oiselle
Je t’aime encore autant que cette demoiselle
Qui m’a souri jadis dans ce parc à Valence
Depuis ce jeu d’enfant où elle se balance.
Hélas il est parti, lui qui te faisait rire
Qui aimait te taquiner, qui savait t’écrire 
Vous étiez si complices, depuis si longtemps
Combien est douloureux le vide de l’absent !
Chaque aujourd’hui est lourd de ce manque cruel
Tu aimais vos disputes et vos sacrés duels 
Vous en sortiez tous rouges, pour rire aux éclats 
Encore échauffés par le feu du combat.
Ces beaux instants revivent sous ton alerte plume
Pour ne pas qu’ils se perdent dans les couches de brume
Parfois pourtant tu souhaites oublier ces moments
Pour ne plus tant souffrir du départ de l’amant.
Pierre-Jean BOUTET
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