Tarie.
L’eau a coulé longtemps et en torrent de larmes 
Mais tes yeux ont séché dans ces déserts du tendre
L’eau a coulé trop fort ce fut un grand vacarme
Mais toi tu t’es lassée à toujours à l’attendre
Si l’eau ne coule plus, si le sang dans tes veines
Ne brûle plus du feu qu’éveillent les je t’aime
Si l’eau ne coule plus, c’est que le poids des peines
À fait tarir la source où les amours sont reines.
Mais rêves-tu encore à la jolie fontaine
Où tu vécus ces joies sans doutes les plus saines
Hélas pour toi au loin sont envolées les graines
Qui semaient le bonheur dans tes jupons de laine.
Pierre-Jean BOUTET