Trompeuses.
Sentir sur ses cheveux les courants d’air glisser
Et les oreilles rouges se sentir si grisé 
Qu’importe alors le froid qui nous glace le nez
Profitons de l’instant qui peut nous enivrer.
La vie à cent à l’heure est un torrent pressé 
Où tout intensément on voudrait le goûter 
Tant de choses à faire ou même à découvrir
On ne pense un instant que l’on pourrait mourir.
Vautré sur son sofa avec la tête vide 
À côté des pop corn pour se remplir le bide
Englué dans l’ennui, la vie semble insipide
Sans désir ou vouloir qui lors servent de guide
Le temps au ralenti est une glu obscène 
S’il vous prend à ses pièges on sait où ça nous mène 
C’est pire que la mort, mais on ne le sait pas 
On croit vivre encore, c’est déjà un trépas.
Que de trompeuses images que l’on nous met en tête 
Quand certains dans l’action fuient trop leur tête à tête 
Quand d’autres dans l’ennui trouvent à réfléchir 
Sur le sens de leur vie avant que de partir.
Gardons-nous de juger sur quelques apparences
Fuyons les préjugés qu’on a sur l’existence
Chacun n’a qu’une vie c’est à lui de choisir
De trouver le chemin qui va lui convenir.
Pierre-Jean BOUTET
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