Les feuilles de l’arbre.
Serions nous donc si proches d’une fin annoncée 
Vivons-nous sans savoir nos dernières journées 
D’une histoire de l’homme qui avait commencé 
Il y a seulement moins d’un million d’années ?
Que ne sommes nous pas restés dans ces savanes
Où ils couraient si libres, avant qu’ils se pavanent 
Avant qu’ils se croient tous les maîtres de ce monde
Qu’ils ont tant saccagé jusqu’à le rendre immonde.
Nous sommes comme un arbre qui a grandi trop vite
Qui n’a pas renforcé assez bien ses racines
Qui par un fol orgueil s’est attaqué au ciel,
En choisissant les voies les plus artificielles.
Mais l’arbre est malade d’épuiser trop son sol
Mais l’arbre est trop lourd de branches inégales,
Certaines ont l’illusion qu’elles prendront leur vol
Croyant que plus que d’autres sans doute elles valent.
Et sur cette aventure se tournera la page
Je sais bien que ma prose vous semble un peu macabre
Mais pour ceux d’entre vous qui se disent un peu sages
Vous êtes savez-vous, les seules feuilles de l’arbre.
Pierre-Jean BOUTET
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