Réhabilitons le boute en train
Qui donc encore sait quel en est le vrai rôle 
Lorsque vous le saurez trouverez-vous ça drôle 
Car lorsqu’on fait appel à un vrai boute en train
C’est pour que la jument accepte le bourrin.
Car souvent l’étalon ou la jument paressent
Pour eux apparemment il n’y a rien qui presse
Ils n’ont pas comme nous souvent le feu aux fesses
C’est lors le boute en train qui la jument caresse.
Lorsque enfin la belle semble tout en émoi 
Qu’elle semble enfin dire et moi et moi et moi
Il entre alors en scène enfin l’autre étalon 
Ou bien la belle est prête pour l’insémination.
Oh pauvre boute en train qui n’a droit à goûter 
À la félicité qu’il aura provoquée 
Il met les autres en fête, partout il met le feu
Mais n’est-il le dernier à entrer dans le jeu ?
Pourtant de boute en train, on en connaît tous un
L’ami ou le parent qui est si entraînant 
Celui là c’est certain, il ne fait pas tintin
Il veut bien tout donner, mais manger à sa faim !
Pierre-Jean BOUTET