31 juillet 2018

Pas d’autre choix.

  Pas d’autre choix Quelles que soient les claques qui nous tordent le nez Quelles que soient les flaques où l’on s’est embourbé  Jusqu’à ce qu’elle nous plaque, dise c’est terminé  On la rêve orgiaque, alors qu’on est damné. Faut-il que l’on y tienne, pour s’accrocher ainsi Pour qu’elle nous retienne, malgré nos avanies Pourtant quoiqu’il advienne, il en sera ainsi Cette vie est la mienne, je la veux réussie. Elle est assez maligne pour caresser le poil Qu’on en soit ou pas digne, pour elle c’est... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 juillet 2018

Les fils du hasard

Les fils du hasard Combien les fils des Parques sont fins prêts à casser Si la vie nous embarque, elle peut nous noyer A quel point est fragile le cours de l’existence N’est-il donc pas futile de vivre, quoiqu’on en pense ? Le fil de l’araignée est dit-on plus solide Que l’est un fil d’acier dans le même calibre La toile est pourtant fine puisque je la déchire  Vouloir s’y accrocher n’est-ce pas très stupide. C’est au bout de ces fils invisibles et ténus  Que nos vies se balancent comme autant de fétus  ... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 juillet 2018

Des bruits de grelots.

  Des bruits de grelots. Quand les larmes s’amarrent au port des souvenirs Ma mémoire y tangue aux vagues des soupirs Les embruns des regrets s’échouent là sur ma page Et mon encre accroche quelques anciens outrages. Quand mes pleurs font rideau sur les moments plus clairs Mon esprit vagabonde sur les traces mouillées  Des chagrins bien enfouis pour mieux les oublier Et ma plume s’égare en propos doux amers. Quand les rires s’accrochent à la queue des ballons Pour aller explorer mes plus secrets... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 juillet 2018

Langue vivante

Langue vivante. À quoi sert un langage qui ne serait compris Il y a au fond des âges beaucoup de ces écrits  Qui portaient la parole entre les érudits  Que l’on trouve gravés comme des mots surpris. Vivent autour de nous tant et tant de langages Et pour tous les saisir nous n’avons assez d’âge  Tant de malentendus dans ceux dont nous usons Mais où se sont perdues les anciennes leçons. Que devient un langage sans ses intonations Sans les gestes aussi qui accompagnent les sons Que devient une langue sans... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 juillet 2018

Les encombrants regrets

Les encombrants regrets. Quand je serai bien vieux, tout pétri de regrets Aux souvenirs joyeux de ma saine jeunesse J’aurai bien en pensée encore l’allégresse  Qui me prenait si fort quand dans mes bras serrais Celle qui en ce temps là partageait mes faiblesses Pour tout l’amour qu’alors je voulais vivre entier Pour ce monde offert où tout m’appartenait Et dont je voulais jouir sans en avoir de cesse. L’illusion fait au coeur ma foi bien plus de bien  Que la lucidité qui la chasse au loin L’envie et le désir... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 juillet 2018

Emportés par le flot.

  Emportés par le flot. A peine est-on absent dans le flot des nouvelles Qu’on y est oublié enfoui sous ribambelle De nouvelles infos et de nouveaux poèmes Leçon d’humilité, tu es ce que tu sèmes. Bien sûr qu’il y a ceux qui jamais ne faiblissent Qui pondent chaque jour un ou plusieurs textes Sans que du tout ils cessent, il faut que ça jaillisse Ils n’ont eux pour écrire point besoin de prétextes. Pour ceux que la lumière chauffe de ses rayons J’en suis heureux pour eux, la canopée c’est bon Avoir sur... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 juillet 2018

Un lieu très hospitalier.

  Un lieu très hospitalier. C’est un endroit sorti tout droit d’une légende  Comme on trouve au cœur de la coque une amande Au détour du chemin un bien modeste abri Blotti à cet endroit entre bois et prairies. Une source d’eau fraîche y joue son gai refrain Les sommets des montagnes découpent les lointains Un feu de bûches y brûle dans une cheminée  Pourtant la vraie chaleur elle est où ? devinez ! Si je dis que l’accueil tout en simplicité  Vous donne l’impression d’un retour au foyer Les... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 juillet 2018

Sans coller aux modeles.

Sans coller aux modèles. Je n’ai point comme Mars, lance ou bouclier Pas plus que n’ai miroir de Vénus au poignet Je ne me reconnais dans ces signes éculés  Dans ces rôles assignés, figures imposées. Je suis le cœur de cible de tes flèches émoussées  Et je vois ton visage dans mes yeux reflété Et lorsque tu me lances un regard enflammé  Il n’y entre nous deux surtout de bouclier. C’est pour toi que je danse quand il faut te séduire  C’est pour moi que tu cours quand tu veux me réduire  À un... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 juillet 2018

Une balle perdue.

  Une balle perdue. Quelqu’un m’a dit ce jour qu’il aimait les westerns Il est servi je crois tant tout ça nous consterne C’est règlement de comptes comme à OK Corral Même le président est collé à l’oral ! C’est à qui la dégaine son arme favorite Chargée de plein de haine quand tout cela mérite Une grosse fessée, cela aurait suffit  Mais il faut confesser que l’on est un pourri. Alors les balles sifflent et c’est tous aux abris Tant que la fusillade est à tirs si nourris  Certains tirent à blanc mais... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 juillet 2018

Partir.

  Partir. Je me perds volontiers en reflets irisés  Dans le kaléidoscope où jouent mille pensées  En prismes éclatés, sans raison affichées  En couleurs déchaînées dans des gammes volées. Je veux tout oublier, je veux tout effacer De tout ce qui s’y était jusqu’ici imprimé  Repartir à zéro, libéré des fardeaux Avec un coeur tout neuf aussi clair que de l’eau. Je me fond à plaisir en tortueux méandres  Où nulle direction n’est à suivre où à prendre Je me rends dans des mondes où il n’y a... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]