Emportés par le flot.
A peine est-on absent dans le flot des nouvelles
Qu’on y est oublié enfoui sous ribambelle
De nouvelles infos et de nouveaux poèmes
Leçon d’humilité, tu es ce que tu sèmes.
Bien sûr qu’il y a ceux qui jamais ne faiblissent
Qui pondent chaque jour un ou plusieurs textes
Sans que du tout ils cessent, il faut que ça jaillisse
Ils n’ont eux pour écrire point besoin de prétextes.
Pour ceux que la lumière chauffe de ses rayons
J’en suis heureux pour eux, la canopée c’est bon
Avoir sur l’avant-scène une réputation
Et en bonheur suprême que soit connu son nom !
Pour ceux qui sont dans l’ombre du fouillis des buissons
Qui se fondent au milieu de nombreuses légions 
Qui pour se faire entendre n’ont que plumes ou crayons
Nous les lisons peut-être, mais nous les oublions.
Combien pourtant de perles et combien de joyaux
Se perdent chaque jour tout au fond de ces eaux 
Dans le torrent des textes ou l’abysse des mots 
Emportés sous prétexte qu’ils ne volent assez haut ?
Aujourd’hui tout ce qui n’est pas estampillé 
De médaille ou label donnant notoriété 
N’a que trop peu de chance d’être un peu remarqué
Si ce n’est d’un pêcheur ce jour là inspiré.
Pierre-Jean BOUTET
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