Une balle perdue.
Quelqu’un m’a dit ce jour qu’il aimait les westerns
Il est servi je crois tant tout ça nous consterne
C’est règlement de comptes comme à OK Corral
Même le président est collé à l’oral !
C’est à qui la dégaine son arme favorite
Chargée de plein de haine quand tout cela mérite
Une grosse fessée, cela aurait suffit 
Mais il faut confesser que l’on est un pourri.
Alors les balles sifflent et c’est tous aux abris
Tant que la fusillade est à tirs si nourris 
Certains tirent à blanc mais d’autres à mitraille
Comme s’ils menaient là leur dernière bataille.
J’en sais qui rêveraient d’un duel face à face
Et de défourailler contre le chef en place
Qui de voir devant eux à genoux des sous fifres
Ça ne pourra jamais, non jamais leur suffire. 
Après le coup de fièvre ils iront au saloon
Pour tous bien se rincer et aux frais du patron
Ils auront un moment eu l’instant d’émotion 
Tandis que au dehors rigolent les bisons.
Une balle perdue atteindra un obscur
Pour clore comme il faut cette triste aventure
Aux portes de la geôle on montrera son corps 
Qui n’intéresse plus que le seul croque mort.
Pierre-Jean BOUTET
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