Épuisé 
Mets toi un peu en pause dans l’espace oublié 
Tandis que je repose dans tes larmes mouillées 
Il nous faut décoller de ce monde absurde
D’où toutes les folies sourdent et exsudent
Je suis le mot qu’on dit et non celui qu’on tait.
Qu’attends-tu de la voix d’une terre qui gronde
Ton mouchoir est usé des larmes qui l’inondent
Le temps s’est épuisé dans ses derniers arpèges 
Les espoirs dissipés que la vie désagrège 
Je suis le mot qu’on place en tous cas à la fin.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com