La main dans le sac
Mais enfin Barnabé quelle mouche te pique
Aurais-tu oublié qu’elle est ta réplique ?
Tu es un matamore avec le verbe haut
Pourquoi fais-tu le mort sans dire plus un mot ?
Oh bien sûr je comprends que l’on t’a pris hier
La main là dans le sac et que tu n’est pas fier 
Plutôt sous les jupons ou même la culotte
De la tendre Ninon, cette pauvre jeunotte.
Tu joues devant le monde avec l’air protecteur
Les héros intraitables, les hommes au grand cœur 
Te voilà démasqué comme un triste pantin
Où sont passés ta morgue, et tes airs de faquin ?
Toi qui aimais entendre des mots pleins de louanges
Toi que certains prenaient pour un saint ou un ange
Tu as pris cette allure que t’impose ta honte
C’est là ta vraie nature que maintenant tu montres.
Tu en as tant trompées, des âmes charitables
Qu’il te faut à présent te sentir bien coupable
Tu en as abusées, des femmes un peu fragiles
C’est maintenant ton tour, tu as été si vil.
La pièce où tu joues n’a changé de décor 
C’est seul ton personnage qui a un autre sort
On te montre du doigt, oh comme on te méprise 
C’est pour l’éternité que tu vis cette prise.
Pierre-Jean BOUTET
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