Jusqu’à la lie.
Je boirai cette vie s’il le faut à la lie
Avant que ne résonne le dernier hallali 
Exister ce n’est rien si l’on ne peut aimer
Ce qui nous est offert, pendant si peu d’années.
Mais lorsque la souffrance, la douleur et le mal
Font frémir notre cœur comme un pauvre animal
N’existe plus au vrai qu’un triste sentiment
Que cessent à l’instant ces horribles tourments.
Ah qu’il faut être forts et aussi confiants
Pour attendre sereins de plus légers moments
Pour supporter encore ces terribles instants 
Pour ne souhaiter mourir de ces déchirements.
Mais tant qu’il m’est possible d’en vivre un peu le bon
Ne laisserai ma place, il n’est jamais trop long
Le chemin de la vie offre plus d’occasions
Pour s’en émerveiller, qu’on n’y parvient au fond.
Un jour la vie sourit, ou rit à pleines lèvres 
Un jour elle vous mord, ses dents sont coups du sort
Un jour la vie est douce, elle ressemble à un rêve 
Un autre ses dehors ont des couleurs de mort.
Pierre-Jean BOUTET
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