Marelle.
Combien j’eu préféré goûter la gaudriole
Et dépenser ma vie en mille cabrioles
Beaucoup sont doués pour trouver tout ça drôle
J’eusse aimé moi aussi user de ces paroles.
Je n’ai pas hérité de ces dispositions
Mon regard quant à lui n’est peut-être pas bon
Là où beaucoup ne voient que la couleur du rose
Je distingue au delà bien de vilaines choses.
Dotez-moi donc d’un filtre qui me masque le laid
Qui me montre la vie sous des angles plus gais
Qui exalte l’espoir plutôt que les dangers
Qui parle de présents, pas de futurs gâchés.
Ôtez donc de ma vue l’épée de Damoclès 
Toute prête à s’abattre sur nos destins scellés 
Qu’on m’épargne le doute et qu’un peu on me laisse
Savourer les bonheurs que comptent mes journées.
Oui je voudrai chanter combien la vie est belle
Je voudrai qu’elle le soit et qu’elle reste telle
Pour mes petits-enfants, qu’elle reste celle
Que j’ai connue enfant jouant à la marelle.
Pierre-Jean BOUTET
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