Ne rêvez de justice.
Qui donc n’a pas connu de douleurs passagères 
Se disant en son for que la vie exagère 
Espérant cependant qu’elles auront une fin
Que le soleil pour lui brillera dès demain.
Nous sommes ballotés sur ces montagnes russes
Que l’on soit pauvre hère ou bien roi de la Prusse
L’orage et l’éclaircie, la pluie ou le beau temps
Donnent ainsi des couleurs à nos vies, très souvent.
La flamme de l’espoir ne s’éteint pas en nous
Quand même elle est ténue elle est plus fort que tout
Pour ceux dont les malheurs s’éternisent et s’acharnent
A elle ils se raccrochent à travers la lucarne.
Qui pourrait supporter un calvaire sans fin
Où d’autre qu’en enfer peut être ce destin ?
Qui donc ne rêve pas de vie paradisiaque 
Espérant décrocher le gros lot dans son sac ?
Enfer et paradis tous deux sont sur nos reins
A doses bien variables pour nous pauvres humains
Ils font par leurs combines ce qu’on nomme destin
Ne rêvez de justice du hasard souverain.
Pierre-Jean BOUTET
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