Faux semblants.
Une vie qui se joue comme la mélodie 
Du hasard, de l’absurde qui y ont fait leur lit
On entend des sarcasmes, est-ce le diable qui rit
Où donc est passé Dieu, lui aussi a-t-il fui ?
Une vie qui défile où toujours chaque jour
On entend des sirènes, on ressent des coups sourds
Où est la bienveillance, où est passé l’amour
La violence et la haine, y règne sans détours.
Une vie qui enchaîne peu de joies tant de peines 
Une vie pour beaucoup qui a mauvaise haleine
Où hélas la bêtise bien trop de gens entraîne 
Pour mieux les conserver enfermés dans leurs chaînes.
Une vie qui nourrit étrangement l’espoir
Quand on y tient quand même, qu’on demande à voir 
Où encore nombreux nous voulons tant y croire
À la venue demain pour nous tous du grand soir.
Une vie pour chacun qui est son seul essai
Pourtant on la gaspille et pourtant on le sait
On se croit immortel et on ne veut laisser
A personne le droit de nous dire : cesser !
Une vie qui fait croire à un bonheur possible 
On est tous à chercher cette illusoire cible
Malgré ça on veut croire qu’il demeure accessible
Nous sommes prêts pour ça à des choses terribles.
Pierre-Jean BOUTET
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