Sauvageonne.
Toi mon unique sauvageonne, effrayée de tous les regards
Tu te révèles bien friponne lorsque s’installe enfin le soir
Tu joues habiles de tes gammes, sur nos deux corps quand ils sont nus
Tu y réveilles de ces flammes qui vivent en terres inconnues.
Toi ma petite femme garçonne, née d’improbables heureux hasards
Tu joues alors les polissonnes et tes gestes sont bien bavards
Au point que mon coeur souvent se pâme d’une façon inattendue
Que je rejoins alors ton âme, qui peut-être s’était perdue.
Toi c’est toujours que tu m’étonnes, quand tu demandes sans retard
Qu’entre tes mains je m’abandonne à des voyages un peu hagards
Je crois qu’alors tant je me damne, que j’y ai souvent entendu
Le diable au loin qui lui ricane, de me savoir aussi perdu.
Car c’est toi qui me chaperonnes, comme un enfant qui craint le noir
Tu es présente et tu me donnes à volonté, de beaux espoirs
Je m’en réjouis, tu es ma femme, celle que j’ai tant attendue
Personne jamais ne la condamne, celle qui est enfin venue.
Pierre-Jean BOUTET
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