Les voies ouvertes.
Comment n’aurait-on pas à coup sur le vertige
Si l’on regarde bien au delà de sa bulle
Si on sait écarter tout ce qui nous afflige
Pour voir ce qui est plus grand, ou ce qui est minuscule.
Nous sommes des géants, pour toutes particules
Insensibles bien sûr à nos conciliabules
Atomes, électrons bien plus petites encore 
Qui constituent pourtant la substance des corps
Nous sommes des poussières pour les astres lointains
Étoiles et galaxies et ce jusqu’aux confins
D’un univers immense, bien au delà des mots
Sur ce caillou perdu, unique et sans jumeau. 
Nous sommes négligeables, parmi la multitude
Des bouchons ballotés, par les incertitudes
Pourtant que de dégâts, tant nous sommes stupides
Nous avons déjà fait, tant nous sommes cupides.
Pourrions-nous être humbles, devant ces vérités
Un peu plus responsables de notre humanité 
Pourrions nous tous ensemble un peu mieux méditer 
Mériter ce miracle, ce cadeau qu’on nous fait.
Que d’avoir la conscience, aussi l’intelligence
Pour apprécier la vie, ce doux présent qu’elle est
Toutes ces joies aussi qui sont ainsi offertes
De ne fermer les voies qui sont encore ouvertes.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com