Voile.
J’ai au coeur cette plaie qui s’ouvre et se ferme
A l’esprit souvenir que mes regrets referment
Toujours la sensation présente et lancinante
Comme fait une envie quand elle est absente.
La torture est douce, puisqu’il n’y a point de sang
Bien qu’il batte à mes tempes, sur un mode pressant
Le manque et le remord y mènent une danse
Qui est plus que malaise, véritable souffrance.
Je ne sais plus très bien, qu’elle en est la cause
Car j’ai enfoui profond, la raison et la chose
Je ne puis plus me battre contre cet ennemi
Juste lécher les plaies d’un combat infini.
Je suis comme habité, par une autre présence 
Comme si une vie, en mon for intérieur 
Menait une bataille, et la prenait à cœur
Comme si elle comptait, sur mon indifférence.
J’ai au coeur une plaie, qui s’ouvre et se ferme
Comme une pulsation, qui n’a jamais de terme
A l’esprit un brouillard, obstinément qui voile
La raison qui m’empêche, de m’ouvrir aux étoiles.
Pierre-Jean BOUTET
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