Cocon
Presqu’au soir de ma vie, en quoi puis-je donc croire
Quand je vois là dehors, vivre si peu d’espoirs ?
Pourtant la lune est belle par dessus l’horizon
Et j’entends fredonner une belle chanson.
Pour encore avoir, au moins quelque illusion
Faudrait-il que je vive, dans ma belle prison
Quand se fermer au monde, semble seule façon 
D’ignorer les problèmes, au sein de mon cocon.
Je vois monter la vague de ces périls immenses
Et la folie des hommes qui dans tous les yeux danse
Et l’horloge tourner à sa vitesse folle
Et partout les sachants dont les voix tant s’affolent.
Fermer tous les journaux, éteindre les écrans 
N’avoir que étourneaux à la place des gens
Couper bien la radio, pour sauver ces moments
Où la beauté du monde, est encore un présent.
Je sens s’accumuler partout toutes les bombes
Prêtes à éclater, si l’attention retombe
On est à la merci, de tant de catastrophes
Qu’il y en a bien trop, pour vivre dans mes strophes.
Se dire après tout que hier c’était ainsi
Que de toujours demain, fut bien à la merci
De la folie des hommes et de leur fantaisie
Mais tout a bien changé depuis des décennies.
Car l’apprenti-sorcier a déclenché des choses
Il n’en maîtrise plus les effets, ni les causes
Moi je tiens à la main un beau bouquet de roses
Que sur notre destin avec des pleurs je pose.
Pierre-Jean BOUTET
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