Carrefour.
Où ai-je mis les pieds, je ne reconnais rien
Comment suis-je arrivé, je me souviens pas bien
Avec là où j’étais, je ne vois pas de lien
Le monde où je suis, est-ce vraiment le mien ?
À droite il y a, une porte bien sombre
À gauche j’aperçois, la lumière et l’ombre
Tout droit est un chemin, qui dans les confins sombre
Derrière je ne vois, qu’une épaisse pénombre.
Voilà un carrefour aux allures étranges 
Et si j’en fais le tour il n’y a rien qui change
J’ai toujours face à moi, combien ça me dérange 
Le chemin qui se perd, aux confins qui le mangent.
Je suis face à un choix, difficile je crois
Quelle est la direction, que moi prendre je dois
Là à ce carrefour, qui dessine une croix
Mon coeur si j’en ai un, est un peu aux abois.
Je ne puis y rester, la pénombre me pousse
Afin qu’en aucun cas, le chemin je rebrousse
Si je ne tente rien, je me perds aux confins
Il faut de ce dilemme, en percevoir la fin.
J’essaie de deviner, le piège qu’on me tend
D’aller vers la lumière, j’avoue que c’est tentant
Ouvrir la porte sombre, ce n’est pas évident 
Je me dois d’écouter, à travers cependant.
Le seul fait d’hésiter, n’est ce pas révéler 
Cette difficulté que j’ai de décider 
Toute ma vie durant, on m’a vu hésiter 
Même lorsque le choix, était simple en fait.
J’ai sorti une pièce, de mon vieux pantalon
J’ai lancé cette pièce, en criant le mot face
J’ai choisi ma gauche, ce de guerre lasse
Je vais franchir ce seuil ce ne sera pas long.
Pierre-Jean BOUTET
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